La liberté se définit comme le droit de faire ce que l'on veut avec ce que ce que l'on a et uniquement avec ce que l'on a. Chaque individu est libre d'agir à sa guise sur ce qu'il possède de façon légitime, mais pas sur ce qui appartient à autrui. Par exemple, si un individu est propriétaire d'une voiture et qu'il veut la repeindre en vert, personne ne peut l'en empêcher: c'est la sienne. En revanche, on n'a pas le droit de repeindre en vert la voiture de son voisin sans son autorisation.
La propriété privée est le droit pour l'individu de disposer comme il le souhaite des richesses qu'il possède et qu'il crée par son activité, y compris en excluant autrui de leur usage. Par exemple, si un individu peint un tableau, alors ce tableau lui appartient, et personne n'a le droit de le lui prendre.
Dans la doctrine libérale, les hommes peuvent échanger entre eux ce qu'ils possèdent, mais cet échange doit être volontaire, c'est à dire que chacune des parties doit être d'accord pour participer à l'échange. Par exemple, l'achat d'un objet chez un commerçant est un échange volontaire: le commerçant et son client sont tous les deux d'accord pour échanger un certain objet contre une certaine somme d'argent. Le fait d'être salarié d'une entreprise est aussi un échange volontaire : le salarié échange avec les propriétaires de l'entreprise le fruit de son travail contre un salaire déterminé à l'avance.
Lorsque l'échange est volontaire, il est forcément profitable aux deux parties, sinon l'une d'entre elles aurait refusé d'y participer. Dans l'exemple précédent avec le commerçant et son client, tous les deux gagnent à l'échange : le client, parce que sinon il n'aurait pas acheté l'objet, et le commerçant, qui sinon n'aurait pas mis en vente cet objet à ce prix. Cela signifie que l'échange volontaire est créateur de richesse.
En revanche, lorsque l'échange n'est pas volontaire, il est impossible de savoir si cet échange est profitable aux deux parties. En effet, l'individu qui a été contraint de participer à un échange ne s'y serait peut-être pas engagé s'il avait pu le refuser, et donc, il est possible que cet échange lui cause une perte. Un exemple d'échange forcé est celui de la redevance de la télévision en France: l'Etat impose aux possesseurs d'un téléviseur de payer une certaine somme d'argent en échange du droit de regarder certaines chaînes de télévisions. Un individu qui n'est pas intéressé par ces chaînes est donc perdant car il doit payer cette redevance malgré tout. Un autre exemple d'échange forcé est celui de la Sécurité Sociale en France: chaque salarié est contraint de verser à la Sécurité Sociale une somme proportionnelle à son salaire en l'échange de certaines prestations. Dans un régime libéral, au contraire, chacun serait libre de contracter une assurance auprès de l'institution de son choix.
Si cette chose appartient déjà à quelqu'un, il suffit que son propriétaire accepte de la donner ou de l'échanger contre autre chose, par exemple une certaine somme d'argent.
Si une chose n'appartient à personne, il suffit pour s'en rendre propriétaire d'être le premier à l'utiliser. Par exemple, si un terrain n'appartient à personne et qu'un individu commence à le cultiver ou y établit son domicile, ce terrain devient sa propriété légitime.
On peut noter que ce principe reste valable lorsque les individus A et B sont situés dans des lieux distants géographiquement, par exemple dans deux pays différents : l'échange volontaire est toujours profitable. Le protectionnisme, qui vise à limiter ou à interdire certains échanges entre des individus de pays différents, est donc une cause d'appauvrissement.
Ce qui en revanche n'est pas conforme au principe du libéralisme, c’est le monopole imposé par la force, qui supprime la liberté d’entrer sur le marché. Par exemple, en France, la Sécurité Sociale possède un monopole sur l’assurance maladie ; ce monopole est imposé par l’Etat, qui interdit aux individus de contracter une assurance auprès d’une autre institution.
Pour pratiquer la solidarité volontaire, il faut d’abord pouvoir disposer de son temps et de ses ressources comme on le souhaite. Un esclave qui serait obligé d’obéir constamment à son maître ne pourrait jamais être généreux. Le libéralisme, qui vise à faire respecter la liberté et la propriété individuelle, ne peut donc que favoriser la solidarité volontaire. Au contraire, la multiplication des impôts et autres prélèvements obligatoires est sans doute un frein à la solidarité volontaire, puisque les individus disposent ainsi de moins de ressources pour la pratiquer.
La solidarité obligatoire, quant à elle, n’est évidemment pas conforme aux principes du libéralisme. En effet, le transfert forcé des ressources d’un individu vers un autre est une atteinte à la propriété privée, autrement dit un vol.
Suivant le principe du libéralisme, chaque individu étant pleinement propriétaire de ses biens, il a le droit de les transmettre à sa mort à qui bon lui semble. Dans une société libérale, les parents pourraient donc léguer leur bien à un seul ou à plusieurs de leurs enfants, ou à toute autre personne de leur choix, sans payer d'impôt de succession.